Cyclo Club d'Azun

Cyclo Club d'Azun
Résumé du séjour cyclo en Charentes



SEJOUR EN CHARENTE MARITIME

DU 8 AU 11 MAI 2013


MERCREDI 8 : VISITE DE L'ESTUAIRE

Après un trajet des Pyrénées vers la Charente et l'installation dans les chambres du village de vacances « Les Buissonnets », les aoulhès se sont préparés pour faire leur première sortie. C'est au village de Talmont que les pyrénéens ont rejoint leur première étape, rejoints par les accompagnateurs.


La visite du village s'est déroulée sans vélos, car un «ange gardien », finalement plutôt sympathique, nous en a interdit l'accès avec nos machines. C'est donc nu-pieds ou en chaussettes que s'est effectuée la visite, sur des pavés ou des gravillons, jusqu'à l'église juchée sur son promontoire au dessus de La Gironde. Ce « massage » obligé de la plante des pieds nous a fait constater que la réputation de ce village classé « plus beau village de France » était devenu surtout une concentration de boutiques pour touristes dont la réputation est sans doute un peu surfaite, malgré une présence massive de visiteurs.


 

Durant le parcours de retour, un deuxième arrêt à été effectué dans le port de Mortagne sur Gironde où nous retrouvons les accompagnatrices confortablement attablées à la terrasse d'un bar à proximité du petit port de plaisance qui s'est révélé être également une concentration de camping-caristes.

 

Après quelques mots d'encouragement et une reprise de force obligée sous les falaises, nous avons attaqué la «  Côte de tire-cul » (18%) qui n'a pas réellement impressionné les montagnards mais qui reste une référence cycliste pour cette région de plaine. Le chemin de retour n'a pas contredit la réputation particulièrement « ventée » de ces routes où les abris sont rares et où la circulation automobile dense ne permet pas de s'organiser en bordure.

 

Pendant l'apéritif d'accueil offert par « Les Buissonnets », nous avons discuté avec son directeur qui a séjourné quelque temps à Pierrefitte de par son passé de gendarme et qui a toujours de la famille en Bigorre.


JEUDI 9 MAI

Promenade le long de la côte sauvage, d'où l'on a pu découvrir les carrelets charentais, le phare de La Coubre et les plages. Notre passage matinal et la météo plutôt fraiche ne nous ont pas permis d'admirer de jolies baigneuses mais des joggeuses motivées et qui ,pour certaines, ne nous incitent pas à rechercher la confrontation à la course à pied pour nous préserver de toute humiliation masculine.


 

L'après-midi fut consacré à la visite de l'Hermione. Cette réplique d'un bateau du 17ème siècle est maintenant presque terminée. Grâce à un jeune guide apparemment passionné par ce projet, nous avons réalisé une visite intéressante, où l'espace dans les ponts inférieurs était réservé à des marins plus petits que nous ou qui avaient des crânes très résistants aux chocs ou particulièrement « cabossés ». Nous nous demandons en outre comment le nombre indiqué de 300 marins naviguant pouvaient cohabiter dans cet espace restreint.




VENDREDI 10 MAI

Notre petit groupe s'est étoffé ce matin par un cyclo Cognaçais, Jean Pierre Lachaize, qui avait gentiment souhaité effectuer cette balade sur la côte Atlantique et dans les marais anciennement salants aujourd'hui transformés souvent en parcs à huitres . Sa gentillesse se matérialisera à l'heure de l'apéritif en nous offrant la dégustation d'un produit local issu de la vigne. Nous espérons qu'il nous rejoindra lors de nos sorties dominicales lorsqu'il séjournera dans le Lavedan où existent aussi des produits locaux à déguster.
Notre premier arrêt a eu lieu à Nieul sur Seudre ou Jean Claude a rencontré un ami qui passe régulièrement ses vacances à Aucun, prouvant une fois de plus que les liens entre les Charentais et les Pyrénéens sont particulièrement forts.
Deuxième arrêt pour la visite du village de Brouage, autrefois port fortifié donnant sur l'océan, aujourd'hui dominant une zone marécageuse à plusieurs kilomètres de la côte. Ce village a donné naissance à Samuel Champlain, marin fondateur de la ville de Québec, ayant effectué de nombreuses exploration des côtes canadiennes et déclenché les premières colonisations françaises de cette belle province de Québec.
Avant le déjeuner, photo au pied du pont transbordeur de Rochefort qui permet encore de traverser la Charente grâce à cet ouvrage de la fin du 19ème siècle et qui serait le dernier en Europe,
Arrêt déjeuner à Pont L'Abbé d'Arnoult, où ce restaurant « Le Passé Simple » offre un rapport qualité/prix exceptionnel qui mérite un détour chaque fois que l'on séjourne dans cette région.




Retour sur Saint George de Didonne après 120 km de «promenade», devenue un peu plus vallonnée sur la fin avec la présence du vent dès que nous approchons du bord de mer.

SAMEDI 11 MAI


La pluie continue du matin nous avait un peu démotivés: le tour prévu de l'Ile d'Oléron s'annonçait compromis, mais c'était sans compter sur la bonne fortune qui nous a accompagnés tout au long de ce séjour. En effet une fois le pont d'Oléron traversé, un soleil timide mais quasi permanent nous attendait. Toujours un peu de vent pour nous éviter de rouler sur des routes humides. Nous avons traversé Le Château d'Oléron, fait une halte photo à Boyardville, face au fort Boyard, une autre devant le phare de Chassiron, et retour par la côte coté océan par le port de La Cotinière où enfin quelques gouttes nous ont rappelé que nous vivions cette année un printemps « automnal », Le retour vers le pont embouteillé a permis de constater que parfois on avance beaucoup plus vite à vélo qu'en voiture !



Ce séjour s'est terminé au restaurant « le Cayenne » au village ostréicole appelé aussi « La Cayenne » sur la commune de Marennes, ce restaurant spécialiste des poissons, fruits de mer et des profiteroles gigantesques nous a permis de reprendre la route de nos chères Pyrénées le ventre rassasié et la tête encore remplie d'images des côtes charentaises encore préservées des foules de touristes estivaux et des cabanes ostréicoles multicolores.

Ce séjour effectué dans une excellente ambiance de groupe nous a rappelé que le vélo reste un très bon moyen de visiter « en profondeur » une région et nous espérons qu'après la Corse visitée il y a quelques années, le pays basque l'an passé, le CCA montrera ses maillots dans d'autres régions de France ou d'ailleurs les prochaines années. 


 Réalisation de ce séjour par Daniel NEGRIER